Critiques du film.

 

Voici quelques extraits de critiques, françaises et étrangère, d'époque ou plus récentes, qui ne sont naturellement pas tendres avec le film. Mais en fait je les trouve assez drôles, et certaines contiennent beaucoup de vérités. Mention spéciale pour la critique de Tarantino (si on peut appeler ça comme ça...)

 

 

« Les séquences aériennes représentent toujours un challenge particulier pour un film. Le risque est que les spectateurs soient déboussolés. Nous sommes habitués à voir les choses dans un cadre qui respecte la notion de gauche et de droite, de haut et de bas, alors que les pilotes de chasse vivent dans un monde à 360°. La réussite remarquable de Top Gun est de présenter sept ou huit combats qui sont si biens orchestrés que nous pouvons les suivre la plupart du temps. Le film nous permet de ressentir les sensations éprouvées lors d'un combat aérien. »
«Une séquence après l'autre, la bande-son fait tout trembler pendant que les avions sont lancés dans une course-poursuite au milieu des nuages. Alors oui, c'est très excitant.»
« L'histoire d'amour entre Tom Cruise et Kelly McGillis est désastreuse. »
« Les scènes aériennes sont les meilleurs depuis celles du Firefox de Clint Eastwood. »   
[Roger Ebert - Suntimes, 16 mai 1986.]

 

« Les séquences de vol sont si vertigineuses et si excitantes que l'on se prend à se passionner pour les avions au détriment des personnages. »
[LA Weekly, 1986.]

 

« Qui est le Top Gun ? Tom Cruise, bien sûr, un pilote de l'US Navy. Maverick, qui fait les choses à sa manière. Il ne rend de comptes à personne, il est non-conformiste et roule des pelles à Kelly McGillis pendant cinq minutes sur fond de Take my breath away. »
« La tension sexuelle entre les deux personnages est une plaisanterie. Vous ne doutez pas une seconde que Cruise et McGillis vont arrêter leurs chamailleries de classe pour aller régler leur problème au pieu. »  
[Andrew Hicks - Large.]

 

« En temps que divertissement, c'est une déception de luxe. »
[USA Today, 1986.]

 

« Entre deux rendez-vous amoureux, Maverick vit à MACH 2 à l'heure: il se fait un ennemi qui deviendra son ennemi, il se fait des frayeurs en plein vol, son plus vieux pote meurt dans un accident, il veut abandonner sa carrière, se ravise, etc. Mais ce qui a fait le succès de ce film aux États unis, où il est en tête du box-office de l'été, c'est surtout l'extraordinaire virtuosité avec laquelle sont filmées toutes les scènes d'avions, qui constituent les deux tiers du film. On a l'impression d'être assis dans la salle de la Géode, à la Cité des sciences de la Villette, on est littéralement propulsé en plein ciel, on voit véritablement ce que voient les pilotes, et c'est pour le moins grisant. »
« Alors, bien sûr, parallèlement à ces prouesses-là, l'intrigue ne pèse pas lourd, mais Tom Cruise est séduisant, Kelly McGillis est vraiment craquante, et l'ambiance du film dégage un charme fou, ce qui est plutôt rare, parmi toutes les niaiseries pour adolescents que l'Amérique sait si bien fabriquer... »
« Tom Cruise, avec un look qui le rend méconnaissable, semble bien parti pour enlever à Matt Dillon le titre de jeune premier favori des moins de vingt ans. »
[Première, 1986.]

 

« Élégant, efficace, mais sans âme. »   [Daily News, 1986.]

 

« Chez Bruckheimer, Tony Scott fait du Bruckheimer. Avec une conviction telle que ses morceaux de bravoure confinent parfois au pastiche involontaire. Il suffit de se souvenir de la partie de volley-ball, ses ralentis, ses corps cuivrés, son soleil incandescent... Bombardé des canettes d'une boisson quelconque, le scène deviendrait une pub. Enrobée de musique à la mode, elle fournirait un bon clip. N'est-ce d'ailleurs pas le cas ? »   [Marc Toulec - DVDvision, 1999.]

 

« Un film qui veut plaire. Un peu trop. »   [Variety, 1986.]

 

« C'est une savoureuse part des années 80, un candidat certain pour le prix du film d'action le plus mémorable de cette décennie. »
« Cruise y fait son habituelle interprétation à note unique (avec les deux seules expressions faciales à sa disposition: les sourcils froncés et le sourire niais.) »
« C'est la chorégraphie renversante des scènes de combat aérien de Tony "j'ai-un-frère-plus-talentueux" Scott qui ressort le plus, même si la chanson de Kenny Loggins, Take a ride into the Danger Zone, se classe juste après. Vos oreilles siffleront pendant des semaines. »
[Mark Chambers - Warwick Student Union Film Society, 1997.]

 

« La chorégraphie des combats aériens est photographiée d'une manière sensationnelle. »  [The Hollywood Reporter, 1986.]

 

« Un Tom Cruise juvénile et débutant dans un film culte émaillé de clichés. Comme toujours, la mise en scène de Tony Scott est à base de poudre aux yeux. Une mine d'or pour les parodies... qui n'ont pas manqué. »
[Gérard Lenne - Télé 7 jours, 2001.]

 

« L'idée l'effleure bien de ne pas chercher à tout prix à être le meilleur, mais ce n'est qu'un moment de faiblesse et Tom Cruise se reprend très vite. On a failli avoir peur, heureusement que Kelly McGillis était là. »
[Le Nouvel Observateur, 2001.]

 

« Voilà l'occasion de vérifier ce que Quentin Tarantino affirmait, étude lexicale des dialogues à l'appui, dans le récent « Sleep with me », de son ami Rory Kelly : « Top Gun » serait un grand film homosexuel qui s'ignore, auquel il ne manquerait, pour être à l'armée de l'air ce que « Querelle » fut à la marine, que quelques éphèbes-mécaniciens aux muscles tachés de cambouis. L'auteur de « Pulp Fiction » n'avait pas choisi sa cible au hasard. « Top Gun » véhicule quelques mythologies de base de l'idéologie et du cinéma américains : individualisme, goût de l'effort et du dépassement de soi, camaraderie virile. Les hommes y sont de parole, et la femme est indépendante et volontaire, quoique en manque d'amour. Sur une intrigue vieille comme Abraham Lincoln, Tony Scott, « clippeur » et « pubeur » fou, a réussi un spot longue durée, hymne à la maniabilité du F-14 « Tomcat » (qui fit merveille contre les Mirage F1 irakiens). Pour sauter les scènes dites psychologiques, nettement moins convaincantes que les séquences aériennes, on s'achètera directement le jeu vidéo ! »
[Aurélien Ferenczi - Télérama, 1995.]

 

« Honteusement divertissant. »
[Time Magazine, 1986.]

 


 

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