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| Voici quelques extraits
de critiques, françaises et étrangère, d'époque ou plus récentes, qui
ne sont naturellement pas tendres avec le film. Mais en fait je les
trouve assez drôles, et certaines contiennent beaucoup de vérités.
Mention spéciale pour la critique de Tarantino (si on peut appeler ça
comme ça...)
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« Les séquences aériennes représentent toujours un challenge
particulier pour un film. Le risque est que les spectateurs soient
déboussolés. Nous sommes habitués à voir les choses dans un cadre
qui respecte la notion de gauche et de droite, de haut et de bas, alors
que les pilotes de chasse vivent dans un monde à 360°. La réussite
remarquable de Top Gun est de présenter sept ou huit combats qui sont si
biens orchestrés que nous pouvons les suivre la plupart du temps. Le
film nous permet de ressentir les sensations éprouvées lors d'un
combat aérien. »
« Les séquences de vol
sont si vertigineuses et si excitantes que l'on se prend à se
passionner pour les avions au détriment des personnages. »
« Qui est
le Top Gun ? Tom Cruise, bien sûr, un pilote de l'US Navy.
Maverick, qui fait les choses à sa manière. Il ne rend de comptes à
personne, il est non-conformiste et roule des pelles à Kelly McGillis
pendant cinq minutes sur fond de Take my breath away. »
« En temps que
divertissement, c'est une déception de luxe. »
« Entre
deux rendez-vous amoureux, Maverick vit à MACH 2 à l'heure: il se fait
un ennemi qui deviendra son ennemi, il se fait des frayeurs en plein
vol, son plus vieux pote meurt dans un accident, il veut abandonner sa
carrière, se ravise, etc. Mais ce qui a fait le succès de ce film aux États
unis, où il est en tête du box-office de l'été, c'est surtout l'extraordinaire
virtuosité avec laquelle sont filmées toutes les scènes d'avions, qui
constituent les deux tiers du film. On a l'impression d'être assis dans
la salle de la Géode, à la Cité des sciences de la Villette, on est littéralement
propulsé en plein ciel, on voit véritablement ce que voient les
pilotes, et c'est pour le moins grisant. »
« Élégant, efficace,
mais sans âme. » [Daily
News, 1986.]
« Chez Bruckheimer,
Tony Scott fait du Bruckheimer. Avec une conviction telle
que ses morceaux de bravoure confinent parfois au pastiche involontaire.
Il suffit de se souvenir de la partie de volley-ball, ses ralentis, ses
corps cuivrés, son soleil incandescent... Bombardé des canettes d'une
boisson quelconque, le scène deviendrait une pub. Enrobée de musique
à la mode, elle fournirait un bon clip. N'est-ce d'ailleurs pas le cas
? » [Marc Toulec - DVDvision,
1999.]
« Un film qui veut plaire.
Un peu trop. » [Variety,
1986.]
« C'est
une savoureuse part des années 80, un candidat certain pour le prix du
film d'action le plus mémorable de cette décennie. »
« La chorégraphie des combats aériens est photographiée d'une manière sensationnelle. » [The Hollywood Reporter, 1986.]
« Un Tom Cruise
juvénile et débutant dans un film culte émaillé de clichés. Comme
toujours, la mise en scène de Tony Scott est à base de poudre aux
yeux. Une mine d'or pour les parodies... qui n'ont pas manqué. »
« L'idée l'effleure bien de ne pas chercher à tout prix à être le meilleur, mais ce n'est qu'un moment de faiblesse et Tom Cruise se reprend très vite. On a failli avoir peur, heureusement que Kelly
McGillis était là. »
« Voilà l'occasion de vérifier ce que Quentin Tarantino affirmait, étude lexicale des dialogues à l'appui, dans le récent « Sleep with me », de son ami Rory Kelly : « Top
Gun » serait un grand film homosexuel qui s'ignore, auquel il ne manquerait, pour être à l'armée de l'air ce que « Querelle » fut à la marine, que quelques éphèbes-mécaniciens aux muscles tachés de cambouis. L'auteur de « Pulp Fiction » n'avait pas choisi sa cible au hasard. « Top Gun » véhicule quelques mythologies de base de l'idéologie et du cinéma américains : individualisme, goût de l'effort et du dépassement de soi, camaraderie virile. Les hommes y sont de parole, et la femme est indépendante et volontaire, quoique en manque d'amour. Sur une intrigue vieille comme Abraham Lincoln, Tony Scott, « clippeur » et « pubeur » fou, a réussi un spot longue durée, hymne à la maniabilité du F-14 « Tomcat » (qui fit merveille contre les Mirage F1 irakiens). Pour sauter les scènes dites psychologiques, nettement moins convaincantes que les séquences aériennes, on s'achètera directement le jeu vidéo !
»
« Honteusement
divertissant. »
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